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Animaux domestiques et «de compagnie»

Les « nouveaux animaux de compagnie » (NAC)

Ce sont les animaux « de compagnie » non conventionnels comme les serpents, les crocodiles, les perroquets, les mygales, les singes... entre autres. Effet de mode qui a pris une ampleur démesurée : aux Etats-Unis, il y aurait plus de tigres captifs que de tigres à l'état sauvage dans le monde !

On compte cinq millions de « NAC » en France : 3,4 millions de petits mammifères et 1,4 millions d'autres animaux tels que crocodiles, tortues, lézards, araignées et autres. On trouve des animaux « domestiqués » comme le lapin, le cochon d'Inde, la souris, le furet, diverses espèces d'oiseaux et de poissons dits d'aquarium et aussi des animaux « non domestiques » : reptiles, amphibiens, arachnides, fauves, singes...

On semble oublier que beaucoup de « NAC » sont des animaux sauvages, non domesticables (ou fort peu) même nés en captivité, et absolument pas adaptés pour vivre avec l'humain. Ils peuvent ainsi devenir dangereux et encombrants pour les « propriétaires » au fil du temps. Ceci conduit à leur abandon, or les refuges ne sont pas équipés pour recevoir ces animaux. Il arrive que les « propriétaires » les lâchent dans la nature, impliquant un grand danger pour les écosystèmes et pour la santé publique, car ces animaux peuvent être vecteurs de maladies.

Les « NAC » souffrent durant leur transport, dont les conditions mènent parfois à la mort.

De plus, quel que soit l'amour que puisse porter un « propriétaire » à « son » animal, celui-ci ne peut être vraiment à l'aise auprès de l'humain. Il s’avère quasi impossible de reconstituer le milieu naturel d'un « NAC », par exemple pour les espèces vivant dans de grands espaces, pour celles qui hibernent, qui ont une vie nocturne, qui ont besoin d'eau de mer, d'une certaine température et d'une qualité de lumière précise. Très compliqué également de donner une alimentation appropriée à ce genre d’animal. Ces impossibilités entrainent un fort taux de mortalité à la première année de détention d'un « NAC ».

Surprenant, le trafic de ces animaux génère entre 10 et 20 milliards de dollars par an dans le monde, juste derrière le business des drogues et des armes. La demande croissante de « NACS » exotiques favorise les trafics et les lois autorisent leur commercialisation.

Enfin, l'ensemble des animaux « de compagnie » sont la propriété d'une personne. La propriété implique la possession d'un objet. L'on pourra dès lors s'interroger sur la légitimité de la propriété appliquée à un être vivant. La possession d'un animal ne révèle-t-elle pas encore une fois une vision anthropocentrique qui considère l'animal comme inférieur, puisque réifiable et bankable ?...

Cette notion de propriété de l'animal, quel que soit l'attachement qui unit l'animal à son maître, mérite beaucoup d'être méditée. Car ce concept de « maître » (ou de propriétaire) d'un animal n’est pas compatible avec le respect dû à l'animal dans une société antispéciste c’est-à-dire une société évoluée, consciente, qui respecte la liberté de chaque individu, humain ou non-humain.

=> Lire la suite : Les poissons comme animaux domestiques : La vie misérable dans un aquarium (1)


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