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L'élevage

Le cheval

La France est une grosse consommatrice de cheval par rapport à de nombreux autres pays. Elle importe principalement la "viande" de cheval du continent américain : sont les premiers fournisseurs l'Argentine, le Canada, Mexique, Brésil et Uruguay. Dans leurs élevages et abattoirs, de nombreuses enquêtes ont mis au jour des actes de cruauté réguliers qui dépassent l'entendement.

On admire souvent la relation forte qui peut se lier entre l’humain et le cheval; pourtant, cette espèce louée n'est guère protégée du massacre. L'incohérence éthique est de ce fait beaucoup plus visible et plus aisément remise en cause. Rappelons cependant que TOUTES les espèces souffrent de la barbarie que la société de consommation carniste leur inflige.

Un scandale précis concerne les juments gestantes martyrisées dans les effroyables "fermes à sang", situées en Uruguay et en Argentine. L’élevage mondial des animaux est la cause de ces atrocités.

Dans ces fermes sinistres, les juments vivent un calvaire qui dépasse l’entendement. Elles sont engrossées violemment pendant des années afin que soit, dans leur sang, prélevée une hormone utilisée par les éleveurs, y compris français, à travers le monde. Il s’agit de l’hormone eCG que les juments ne sécrètent que pendant leur grossesse. Combinée à d’autres hormones, elle déclenche et synchronise les chaleurs des femelles dans les élevages de cochons, de vaches, de moutons et de chèvres, permettant d’augmenter considérablement la rentabilité des élevages.

Une à deux fois par semaine, on prélève aux juments jusqu’à dix litres de sang, ce qui constitue l’équivalent ahurissant d’un litre et demi pour un homme de 80 kilos. Les juments sont encastrées dans des box de contention à l’aide de fouet, bâton, et aiguillon électrique, pour que leur soit insérée une canule dans la veine jugulaire, ce qui occasionne de larges plaies, jamais soignées.

L’horreur des prélèvements dure onze semaines. Anémiées et blessées, nombre de juments meurent après une lente agonie. Les survivantes sont avortées manuellement et sans anesthésie afin de pouvoir être de nouveau engrossées. Au bout de trois ou quatre ans, elles sont envoyées, dans un état déplorable et stérile, à l’abattoir pour fournir une viande qui sera exportée notamment vers la France.

Soyons honnêtes. L’élevage ne génère qu’ignominie. Il ne faut pas chercher à le réformer mais à l’abolir.

Le transport des animaux d'élevage vers les abattoirs

Le transport est particulièrement éprouvant pour ces animaux, entassés dans des camions et soumis à un fort stress. La réglementation actuelle n'impose aucune limite en matière de distance ou de durée totale de transport. Il peut arriver que les animaux voyagent plus de 30 heures, dans des conditions catastrophiques, notamment en cas d'exportation à l'étranger d'animaux vivants. En France, l'on impose quand même que les animaux fassent des pauses pour se sustenter et se reposer. Or il y a fort peu de contrôles et les sanctions sont dérisoires : la contravention va de 45 euros à 90 euros. Pour les sociétés de fret, il en résulte qu'il est plus intéressant financièrement de violer les lois afin d'embarquer un maximum d'animaux avec un temps de trajet réduit au possible, et risquer au pire une petite contravention, plutôt que de respecter les lois qui garantissent (en principe) un minimum de dit "bien-être animal". Ainsi des animaux meurent ou arrivent dans un état déplorable à l'abattoir car privés d'eau, de nourriture et de temps de repos pour les longs trajets.

Mais il n'est guère étonnant que des êtres vivants, voués à la mort pour rien, ne soient pas traités de manière correcte pendant leur transport vers l'enfer. Il convient encore une fois de dénoncer l'hypocrisie de lois qui se prétendent éthiques dans un contexte qui ne l'est absolument pas.

=> Lire la suite : L'abattage (1)


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