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La pêche industrielle et « de loisir »

La pêche « de loisir »

Le réseau associatif de la pêche en France constitue l’un des plus anciens et des plus denses au service des 1,4 millions de pêcheurs. Un chiffre important qui fait de la pêche le deuxième loisir français derrière le foot et le premier loisir de pleine nature. Il y a comparativement bien plus de pêcheurs en France que dans les autres pays européens. C’est une activité discrète qui mobilise bien plus de monde que la chasse. Néanmoins, le nombre de pêcheurs d’eau douce a été divisé par deux en vingt ans. La pêche en mer, qui elle ne demande aucun permis, compterait par contre encore trois millions d’adeptes. De nombreux pêcheurs pensent que les poissons apprennent à se méfier des techniques de pêche, non pas tant pour noter que les poissons sont conscients et en tirer des conclusions éthiques, mais plutôt parce que cela rajoute un certain sel à leur activité favorite.

Parce que beaucoup de rivières ont été dévastées et dépeuplées, nombre des poissons pêchés aujourd’hui sont en fait des poissons d’élevage qui sont relâchés pour le public par les sociétés de pêche. Ce sont alors des animaux qui s’approchent plus qu’ils ne fuient lorsqu’ils voient des humains, à ce qu’on leur distribue des granulés. Les pêcheurs n’aiment guère qu’on leur rappelle ce genre de fait, qui leur gâche le plaisir du « sport-nature ».

Au cours de la lutte que mène le poisson accroché à l’hameçon, son glycogène musculaire (forme de stockage du glucose) s'épuise, tandis que l'acide lactique s'accumule rapidement dans son sang. En quelques minutes, la moitié des réserves en glycogène d'une truite arc-en-ciel est épuisée par l'effort violent qu'elle fournit. Avant d'être tirés de l'eau, de nombreux poissons meurent d'épuisement. Pour bien d'autres, la pire des souffrances est encore à venir. Typiquement, le pêcheur tire à bord les poissons moyens ou gros en les crochetant à l'aide d'une gaffe. Parfois ils sont écorchés vifs. De nombreux pêcheurs ont l'habitude d'accrocher leurs prises encore vivantes sur une corde ou une chaîne qu'ils laissent traîner des heures durant dans l'eau. S'il s'agit d'une corde, elle est enfilée à travers chaque poisson, généralement par la bouche et ressortant par une ouverture branchiale. S'il s'agit d'une chaîne, elle est munie d'attaches semblables à d'énormes épingles de sûreté et qui servent à empaler les poissons, généralement à travers la mâchoire. La plupart des poissons victimes de la pêche de loisir meurent de suffocation. Même hors de l'eau, leur mort peut être lente.

La pêche constitue aussi une torture infligée à ceux qui sont employés comme appâts. Les petits poissons comme les vairons qui sont utilisés à cette fin, sont habituellement crochetés au travers du dos, des lèvres, voire des yeux. Puisque les blessures tendent à attirer les espèces prédatrices qui sont recherchées, certains pêcheurs en infligent encore d'autres à leurs appâts, en leur coupant les nageoires ou en leur brisant le dos. L’utilisation des leurres en lieu et place de vifs et la remise à l’eau des poissons pêchés sont de plus en plus fréquentes surtout chez les pêcheurs de moins de 35 ans. La pêche au vif est tout de même encore pratiquée en France par 40% des pêcheurs.

=> Lire la suite : La pêche « no kill »


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