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Les pigeons de ville

La situation actuelle

L'échec des méthodes traditionnelles cruelles fondées sur les mises à mort et les politiques de répression du nourrissage est patent partout en Europe où elles ont été appliquées. Le nombre de pigeons dans une aire donnée dépend de la quantité de nourriture disponible et de l'abondance des sites de nidification. Les pouvoirs publics, mal conseillés, se concentrent sur la nourriture au lieu de faire l'inverse : s'attaquer aux sites de reproduction. En centre-ville, on suppose que la population qui donne à manger aux oiseaux (pigeons, moineaux, etc...) est responsable de la surpopulation des pigeons, d’où l’interdiction de leur donner à manger. Mais l'habitant est indiscipliné, et refuse souvent d'obéir aux injonctions du pouvoir. Pour convaincre les gens, on a eu alors l'idée de faire peur. Les pigeons transmettraient des maladies. Nouveau slogan martelé depuis plus de 30 ans par voie de presse et journal municipal. Depuis la crise de la grippe aviaire, il faudrait dorénavant se méfier de tous les oiseaux, eux aussi dangereux...

Actuellement la gestion des colonies de pigeons urbains repose sur les axiomes erronés suivants :

- les pigeons présenteraient un risque sanitaire par les maladies qu'ils transmettraient à l'humain,

- mises à part les captures-euthanasies et la répression du nourrissage des volatiles, aucune autre méthode serait efficace,

- le pigeonnier éventuel de régulation devrait être installé loin des habitations donc éloigné des lieux habituels de nidification. Il sert principalement à améliorer la relation entre les citadins, les pigeons et les nourrisseurs réguliers.

Résultat affligeant, la population a peur, terrorisée quand elle voit un pigeon et surtout un regroupement de pigeons ! Les fientes de ces oiseaux lui font surgir à l'esprit, saleté, germes, virus et donc mort. Les municipalités sont parfois harcelées par les plaintes des habitants. Cas classique : une dizaine de pigeons résident dans une école et les services Hygiène se trouvent sollicités par les parents, les professeurs pour une intervention. Alors que dix pigeons ne représentent absolument aucun danger, ni ne posent de problème de surpopulation. En fait, les pouvoirs publics se retrouvent piégés et harcelés par la population.

Or, on a pu constater que ce n'est pas le nombre total des pigeons d'une agglomération l’élément déterminant dans l'impression subjective des nuisances par les habitants mais les concentrations durables de colonies.

La population a peur des pigeons à cause de quarante années de propagande massive prétextant que ces oiseaux « très dangereux » transmettraient des maladies à l'humain. Et le service Communication des villes ne s’embarrasse pas pour ajouter une nouvelle maladie tous les deux ans à une liste déjà très longue.

=> Lire la suite : Les mesures du PACTE


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