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ÉCONOMIE

Les contributions fiscales obligatoires

Parler de contribution est déjà rendre du sens à ce qui est vécu négativement, l'impôt sert à payer les écoles, les routes, les hôpitaux, les services d'ordre et de l'Etat etc. Sans impôt il n'y a guère de civilisation. Il faut donc que les « retours » soient à la hauteur des contributions, que celles et ceux qui en payent en ressentent les bénéfices au quotidien. Que celles et ceux qui ont des revenus astronomiques, contribuent davantage.

Depuis les années 80, les états européens ont imité les USA dans leur politique de réduction des prélèvements (sur les bénéfices des sociétés, sur le revenu des particuliers les plus aisés, sur les patrimoines, sur les cotisations patronales etc) mais ces politiques fiscales anti-redistributives ont aggravé à la fois les inégalités sociales ainsi que les déficits publics.

Pour les financer, les administrations publiques ont dû s’endetter auprès des ménages aisés et des marchés financiers. Avec l’argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres (porteurs d’intérêts) de la dette publique émise pour financer les déficits publics provoqués par les réductions d’impôts. Le service de la dette publique française représente 40 milliards d’euros par an, presqu’autant que les recettes de l’impôt sur le revenu. On a réussi à faire croire que la dette publique était la faute des fonctionnaires, des retraités et des malades. Finalement ce sont les classes d'en-bas qui entretiennent celles d'en-haut.

Mesures :

- traquer la fraude fiscale, l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent sale, la gabegie dans certaines administrations (voir notre Commission Institution) qui sont du vol et découragent les contributrices et contributeurs. Interdire de vie politique tout fraudeur. Traquer aussi les multinationales qui font leur profit en France mais n'y payent pas d'impôt (dont les géants Ikea, Google, Apple, Facebook, Amazon).

- Lutter contre les conflits d'intérêts dans la haute administration fiscale en établissant une frontière entre dirigeants de grandes entreprises et cette branche de la fonction publique.

Le reste est une question de justice sociale :

- taxer la propriété immobilière spéculative y compris chez les sociétés qui pensent mettre à l'abri leurs profits en achetant des immeubles chics.

- taxer les œuvres d'art à partir d'un certain montant (éviter ainsi l'effet « planque »).

- ajouter des tranches d'imposition pour les très gros revenus ou proposer un crédit d'impôt pour des investissements dans l'économie sociale, écologique et solidaire.

=> Lire la suite : Politique de l’emploi (1)


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