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Qu'est-ce que l'antispécisme ?

Qu'est-ce qu'être antispéciste ? (2)

Ainsi s'impose à l'antispéciste d'être un•e « consomm'acteur•trice » des principes qu'elle•il défend. Elle•il se doit d'être végane en s'abstenant de tout produit animal ou ayant impliqué l'exploitation d'un animal. Elle•il doit également se rapprocher le plus possible de l'empreinte zéro sur la vie terrestre. Même si l'antispéciste n'est pas un être parfait, elle•il doit montrer l'exemple si elle•s'il veut convaincre les autres à suivre son message. 

L'antispéciste réfléchi•e est abolitionniste. De la même façon qu'hier les esclavagistes développaient leur argutie hypocrite quant à leur respect et même leur amour des esclaves, et mentaient consciemment en évoquant la nécessité économique de ce système, aujourd'hui les professionnel•le•s de l'exploitation animale voudraient attendrir les consommateur•trice•s et leur  « vendre de la viande heureuse » alors que rien ne justifie ces milliards de meurtres et qu'au contraire tout pousse à rejeter définitivement ce massacre : l'éthique, l'écologie, l'économie, la santé. L'humain•e n'a pas cherché à « humaniser » l'esclavage, celui-ci a été aboli. La peine de mort n'a pas à être appliquée de façon « humaine », elle a été abolie dans de nombreux pays et elle le sera à terme dans les autres. Ce qui a été obtenu pour l'humain•e doit l'être pour l'animal non humain. Il ne s'agit pas de revenir, comme le souhaitent certain•e•s hommes•femmes politiques, à la situation "admissible" des années antérieures à 1960-1970, époque de l'industrialisation de l'élevage. Le•la welfariste est un•e spéciste qui, sous couvert du bien-être animal, agit en faveur de la pérennité du sort de l'animal non humain contre son gré et retarde, voire interdit, sa libération, alors qu'à l'inverse des esclaves, les animaux n'ont aucune possibilité de se libérer eux-mêmes.

Qu'apporterait le fait de conserver les petits élevages sinon de rajouter à la perpétuation du crime l'iniquité sociale de transformer la viande en produit de luxe ? Des philosophes humanistes comme Montaigne au 16ème siècle et comme les Lumières au 18ème siècle - Voltaire, Rousseau - prirent en compte le monde animal et la nécessité pour l'humain•e de le respecter, mais il n'en demeure pas moins que la philosophie française est en retard sur sa consœur anglophone en ce qui concerne l'éthique animale et l'antispécisme. La lutte contre le spécisme s'est imposée comme le complément indispensable des autres luttes, celle des droits pour la protection de l'enfance, pour l'émancipation des femmes, pour l'égalité des individu•e•s quelque soit la couleur de leur peau, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur religion. Cette liste n'est pas exhaustive et la défense de ces droits a pu s'exprimer lors de certaines époques éclairées de l'histoire en simultanéité avec une esquisse de protection animale. Victor Hugo, Louise Michel, Victor Schœlcher furent aussi des ami•e•s des animaux. 

Comme le dit Peter Singer, à l'inverse du procès que l'on fait trop souvent à l'antispéciste, le but de celui-ci n'est pas de « niveler par le bas, mais par le haut ». Il s'agit « d'élever le statut d’animaux, non d'abaisser celui des humain•e•s ». L'antispéciste a en quelque sorte élargi les valeurs dites humanistes - définies comme une rupture avec la volonté divine et non comme un anthropocentrisme - à l'animal non humain.


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