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Agro-foresterie

Agriculture

Les mesures du PACTE (2)

Maraîchage sur planches permanentes

Le maraîchage ne nécessitera pas des machines coûteuses comme c'est le cas actuellement à cause de la course à la rentabilité. On se réfèrera au modèle du sol forestier que l'on reproduira sur des lignes appelées « planches permanentes » inspirées de buttes de permaculture : une fois installées, elles le seront pour toujours, sans travail de la terre et vivront par apports successifs, en strates, de matière organique (engrais vert, foin, résidus de tonte, feuilles, compost d'épluchures, algues, restes de cultures, résidus de broyage de branches). Il pourra y avoir des arbres associés, comme pour l'agro-foresterie. Ces planches abritent une multitude de petits êtres qui contribuent à faire foisonner la terre. Pas besoin de sous-produits de l'exploitation animale (fumier, poudre de sang, d'os, de cadavre).

Le problème en maraîchage est la place nécessaire pour faire tourner toute l'année de nombreuses cultures, surtout si l'on décide de ne plus retourner la terre pour nettoyer les cultures après récolte. Il faudra en conséquence aider financièrement les maraîchers à acquérir de grandes parcelles afin de gérer leur travail sans abîmer les planches permanentes. Grâce à cette possibilité de « prendre ses aises », le maraîcher pourra arranger son plan de sol de façon plus réfléchie et plus adaptée aux conditions podologiques et climatiques. Cela lui permettra de cultiver des fleurs et des plantes amies utiles au jardin dans le cadre de la pollinisation et de la lutte naturelle contre les maladies, aussi de favoriser la biodiversité grâce à des zones sauvages. Il pourra se faire ses propres engrais verts sur des espaces dédiés, pour soutenir le rythme de fructification très intense en maraîchage.

Comme pour les grandes cultures, on replantera des arbres et des haies autour et dans ces parcelles, afin d’enrichir le sol et protéger la biodiversité. On créera des banques, gratuites ou peu chères, de semences partagées et on fera redécouvrir au consommateur le goût des légumes plus variés, non standardisés car les standards font le jeu des multinationales de la semence, des légumes locaux et de saison (moins fragiles et non gaspilleurs d'énergie fossile) et de formes naturelles.

Il sera nécessaire de rendre au public le contact avec les réalités du jardinage, par des prêts gratuits de lopins et des formations gratuites, surtout en ville (toits des immeubles, zones vertes, parcs des entreprises) autant pour lui faire prendre conscience de la saisonnalité et des aléas des récoltes, que pour lui faire comprendre les enjeux d'une juste rémunération du travail du professionnel. Cela commencera dès les années scolaires (potagers dans les écoles, collèges, lycées).

Cette reconnexion à la terre sera source de bien-être et d'équilibre pour chacun, petits et grands, de lien entre les générations, entre voisins d'un quartier, entre collègues de travail.

=> Lire la suite : Les mesures du PACTE (3) : Vergers auto-fertiles - Conclusion


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