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La faune sauvage en France

Principales pressions sur la faune sauvage terrestre en France (2)

Par ailleurs, en se déplaçant d’un territoire à l’autre, les animaux s’exposent au danger des routes ou des chasseurs. La chasse a déjà eu raison de nombreuses espèces après des siècles d’acharnement. Le lynx était, il y a quelques siècles, présent sur le territoire français, chasse et déforestation l’ont totalement fait disparaître au début du 20èmesiècle. Il a fallu attendre la seconde moitié de ce siècle pour voir quelques individus issus de populations d’Europe centrale venir s’installer dans les massifs montagneux de l’Est. Des plans de réintroduction ont lieu au début des années 80, les souches françaises ayant toutes disparu. L’espèce reste cependant menacée d’extinction sur notre territoire. Au même titre que son proche cousin, le chat sauvage. Idem pour le loup, présent sur la quasi totalité de la France métropolitaine au début du 19èmesiècle. On en tuait plus de 2000 par an à cette époque jusqu’à avoir la peau du dernier vers 1925. Il a fallu attendre novembre 1992 pour que la présence du loup soit de nouveau officielle en France, fruit d’individus venant d’Italie. La chasse contribue énormément aux bouleversements faunistiques. Une liste d’espèces dites nuisibles est d’ailleurs toujours d’actualité. Celle-ci contient des espèces vulnérables tels que la belette, l’hermine ou le putois. Le renard et le blaireau, par habitude et « tradition » sont tués en masse chaque année dans des conditions épouvantables. Pourtant, concernant le renard, les effectifs restent, pour l’instant, relativement stables. Les chasseurs ne sont visiblement pas en mesure de comprendre que la nature s’autorégule puisque les populations de renards s’équilibrent en fonction du nombre de proies dont ils disposent, composées à environ 80% de campagnols. Plus on tue de renards et plus les campagnols abondent, si bien que le nombre de portées et d’individus à la naissance devient beaucoup plus élevé chez les individus épargnés !

Que dire des lâchés de lièvres originaires du Danube pour la plupart qui rendent la population autochtone plus fragile en raison d’une génétique différente, inadaptée à nos écosystèmes. Les lâchés de faisans sont également très courants alors que ces gallinacés originaires des forêts himalayennes sont totalement inappropriés à nos biotopes. Mais, pour la plupart élevés en volière et totalement imprégnés par l’humain, leur durée de vie est souvent très brève dans nos campagnes. L’expansion des sangliers résulte à la fois de nos hivers doux (réchauffement climatique) et des milliers d’hectares de maïs utilisés pour l’élevage. Cela provoque des pressions supplémentaires sur certaines populations animales, les sangliers mangeant de grandes quantités d’insectes, grenouilles ou reptiles dans certains départements où ils abondent. Même cas pour les chevreuils qui, de par leur augmentation due à l’humain, sont à l’origine d’un non renouvellement forestier, les jeunes arbres étant leur nourriture de prédilection.

Les insectes, en bas de la chaine, sont aussi à prendre en considération. Depuis les années 90, une prise de conscience a lieu et plusieurs dizaines d’espèces de coléoptères et lépidoptères, principalement, sont désormais protégées. Il s’agit d’espèces emblématiques comme le grand capricorne, la rosalie des Alpes ou le pic-prune qui fit beaucoup parler de lui il y a une dizaine d’années, conséquemment au tracé d’une autoroute traversant une zone où sa présence était avérée.

Des espèces moins « spectaculaires » et moins courantes ou à l’aire de répartition beaucoup plus réduite restent dans l’anonymat. Dans ce cas, on remarque que protéger une espèce sur le plan législatif n’a absolument aucun effet sur son avenir si on ne prend pas en compte son milieu de vie souvent fragile et tributaire de nombreux paramètres. Aujourd’hui la faune française est menacée principalement à cause de l’humain qui étend son espace vital inexorablement, semblant omettre que d’autres êtres vivants partagent la planète avec lui et que ces derniers ont leurs propres besoins qu’il est urgent de prendre en considération.

=> Lire la suite : Les milieux aquatiques (1)


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