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Le statut de propriété des animaux s'oppose aux droits des animaux

Le statut de propriété des animaux s'oppose aux droits des animaux (2)

Il suffit de s’en tenir à l’esprit du droit de propriété pour comprendre. Le droit de propriété est le droit le plus puissant que peut exercer une personne sur une chose. Les propriétés sont mises à la disposition des personnes pour atteindre leurs propres fins. Les intérêts d’un propriétaire et de son animal sont bien souvent opposés. Les intérêts du propriétaire compteront presque toujours plus que ceux de son animal, sa propriété. Ainsi, l’intérêt d’un éleveur est d’envoyer son animal à l’abattoir tandis que l’intérêt fondamental de l’animal est de poursuivre sa vie. L’intérêt de l’animal aura donc de fortes chances d’être bafoué, dès lors qu’il sera dans l’intérêt de son propriétaire d’agir de la sorte. Par ailleurs, le statut de propriété des animaux constitue également un obstacle à la protection de la sensibilité des animaux sauvages libres. En effet, sous prétexte qu’ils ne sont pas appropriés, cette protection est quasi-inexistante.

Par conséquent, nous réclamons, aujourd’hui, l’abolition de l’application du droit de propriété sur les animaux, afin qu’ils puissent sortir de leur condition d’objets de droit et enfin devenir des sujets de droit et même des personnes juridiques. En tant que sujets de droit, les animaux pourraient posséder des droits fondamentaux visant à protéger leurs intérêts fondamentaux.

Selon le professeur Jean-Pierre Marguénaud, "Le droit, s’il est vrai qu’il ne peut pas changer à lui seul les réalités les plus sordides, est bel et bien l’instrument le mieux adapté pour les faire durablement évoluer dans une direction plus respectueuse de la sensibilité des animaux". En d’autres termes, il aspire, tel que d’autres rares juristes du siècle dernier, à mettre le droit au service de la protection de la sensibilité des animaux.  

Nous comptons toujours aussi fermement sur le droit pour que demain, être une personne non-humaine ne soit plus passible de condamnation à mort, de mise en esclavage et de soumission à la torture; pour que demain, les animaux obtiennent ces droits que, comme disait Bentham, "seule la main de la tyrannie a pu lui refuser".


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